Depuis le 1er janvier 2025, les propriétaires de parkings non résidentiels de plus de 20 places sont soumis à une obligation légale : installer au moins un point de recharge par tranche de 20 emplacements. Une échéance qui est déjà passée, avec des sanctions concrètes à la clé. Pourtant, il existe un modèle qui permet de se mettre en conformité sans débourser le moindre euro.
Une obligation légale que beaucoup sous-estiment encore
La loi LOM (loi d’orientation des mobilités, décembre 2019) a fixé un calendrier précis pour l’équipement des parkings professionnels. Depuis début 2025, tout parking non résidentiel existant de plus de 20 places doit disposer d’au minimum un point de recharge pour 20 emplacements, dont un accessible aux personnes à mobilité réduite. Un bâtiment de 95 places est donc tenu d’installer quatre bornes fonctionnelles. Et ce n’est qu’une étape : à partir du 1er janvier 2027, le seuil passera à un point pour 10 places.
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Les sanctions ne sont pas symboliques. Le non-respect de ces obligations expose à une amende de 7 500 euros par an, et les parkings commerciaux peuvent faire face à des pénalités allant jusqu’à 40 000 euros au titre de la loi sur les énergies renouvelables. Pour les propriétaires qui n’ont pas encore engagé de démarches, chaque mois qui passe aggrave l’exposition.
Côté demande, le contexte presse également : en juin 2026, les véhicules électriques représentaient 29,6 % des immatriculations en France, soit près de 56 000 véhicules en un seul mois. Le réseau public frôle les 200 000 points de recharge, mais le rythme de déploiement ralentit alors que l’objectif gouvernemental est de 400 000 en 2030. Les parkings privés ouverts au public ont clairement un rôle à jouer.
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Le modèle tiers investisseur : se conformer sans investir
Pour les propriétaires fonciers qui hésitent face au coût d’équipement, le modèle dit « zéro CAPEX » ou tiers investisseur offre une alternative concrète. Le principe : un opérateur spécialisé finance l’intégralité de l’installation (matériel, raccordement, mise en service), assure la gestion opérationnelle 24h/24 et prend en charge la maintenance. Le propriétaire, lui, perçoit une redevance fixe indexée sur des indices officiels ainsi qu’une part variable liée aux sessions de recharge. Il reste propriétaire du foncier, mais pas de l’infrastructure pendant la durée du contrat.
Pour évaluer l’éligibilité de votre parking à ce type de dispositif, vous pouvez se renseigner sur ce site. Ce modèle cible prioritairement les parkings extérieurs ouverts au public à forte affluence : centres commerciaux, retail parks, zones d’activités, parkings d’hôtels. La taille minimale généralement requise est de 20 places. À noter : le propriétaire ne contrôle pas la politique tarifaire appliquée aux usagers, et les revenus sont partagés avec l’opérateur. Pour un parking résidentiel peu fréquenté, l’intérêt serait limité.
Une valorisation foncière qui dépasse la simple conformité
Au-delà de l’obligation réglementaire, l’équipement en bornes de recharge produit des effets tangibles sur la valeur des actifs immobiliers. Selon une étude SeLoger de 2025, un bien équipé d’une borne se vend en moyenne 4 % plus cher. Pour les actifs tertiaires, les bâtiments équipés affichent des taux de vacance plus faibles et peuvent soutenir des niveaux de loyer supérieurs de 5 à 10 % par rapport à des biens comparables non équipés. Les entreprises locataires qui électrifient leur flotte intègrent désormais la présence de bornes dans leurs critères de sélection.
Pour les enseignes commerciales, l’effet est encore plus direct : un client qui recharge son véhicule pendant ses courses prolonge mécaniquement sa visite. Une borne AC de 7 kW fournit entre 3 et 4 kWh sur la durée d’une visite standard en supermarché, soit 20 à 30 km d’autonomie supplémentaire. Ce n’est pas anodin pour fidéliser une clientèle de conducteurs électriques dont le nombre ne cesse de croître.
Entre la pression réglementaire croissante et les opportunités de valorisation, attendre n’est plus vraiment une option pour les propriétaires de fonciers commerciaux. Le bon moment pour agir, c’est maintenant, et les conseils pratiques disponibles ici peuvent aider à y voir plus clair sur d’autres sujets patrimoniaux connexes.


