Une veste Softshell, ce n’est pas vraiment un sujet de conversation courant. Pourtant, depuis quelques années, elle s’impose en silence, bousculant les standards du vêtement technique. On parle beaucoup de membranes, on oublie les softshells. Il est temps de mettre en lumière ces vestes discrètes, mais redoutablement efficaces.
Qu’est-ce qu’une veste softshell ?
La veste softshell, c’est l’alliée du randonneur qui cherche le juste équilibre : protection contre le vent, souplesse, et liberté de mouvement. Mais qu’a-t-elle de si particulier ? Contrairement à la veste entièrement imperméable, la softshell n’est jamais labellisée « étanche » : ses coutures ne sont pas scellées, et elle ne possède pas de membrane imperméable. Elle s’oppose ainsi à la hardshell, la fameuse « coque rigide ». Ici, le tissu est plus doux, plus flexible, et surtout, bien plus extensible.
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Impossible pourtant de parler de softshell sans évoquer les variantes. Certaines vestes misent sur des membranes semi-imperméables, histoire de brouiller encore un peu plus la donne. Mais au fond, la softshell reste une veste sans membrane, pensée pour la montagne, où la pluie n’est pas l’ennemie numéro un. Là-haut, c’est bien souvent le vent et la neige qu’il faut dompter, pas l’averse torrentielle.
Le secret de la softshell ? Un tissu à fibres serrées, traité chimiquement pour repousser l’eau. Elle tolère sans broncher les petites averses, résiste aux rafales, et laisse respirer le corps bien mieux que la plupart des membranes. En réalité, dans la majorité des sorties alpines, une softshell fait le job, là où la hardshell reste pliée au fond du sac. Sur une softshell, c’est le tissage du tissu qui fait barrage au vent, pas une membrane Windstopper.
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Dans l’univers des vestes techniques, la matière d’une softshell ne joue pas le même rôle que la membrane d’une hardshell. Ici, le traitement déperlant et la coupe comptent autant que le tissu lui-même. Ce que l’on attend : résistance, respirabilité, et capacité à servir de support à ce fameux DWR (Déperlant Durable).
À l’usage, une softshell vieillit souvent mieux qu’une hardshell. Elle encaisse les kilomètres, les frottements, et le temps qui passe.
Le tissu d’une veste softshell
Pour choisir le tissu, il faut accepter une part d’incertitude : peu de données techniques sont affichées, hormis parfois le CFM (cubic feet per minute), indicateur du niveau de coupe-vent. Plus il est bas, plus le tissu bloque le vent. En réalité, cette donnée reste rare sur les étiquettes. Voici quelques repères concrets pour affiner votre choix :
- Certains modèles misent sur le tissu Schoeller, reconnu pour sa robustesse, mais qui fait grimper le prix.
- L’épaisseur du tissu influence directement la chaleur et la protection au vent : plus c’est épais, plus c’est chaud, mais moins polyvalent pour les efforts intenses ou les températures douces.
- Pour tester le coupe-vent d’un tissu, rien ne vaut un test direct : soufflez à travers le textile, vous saurez tout de suite s’il laisse passer l’air.
- Plus un tissu arrête le vent, moins il laisse respirer la vapeur d’eau. À vous d’ajuster selon votre pratique et votre rythme.
Qu’est-ce que le coupe-vent ?
Le windstopper fait figure d’exception dans la famille softshell : il s’agit ici d’une membrane insérée entre deux couches de tissu. On pourrait croire à une trahison de l’esprit softshell, mais cette membrane reste bien plus « aérée » que celles des hardshells classiques.
Produite par Gore-Tex, elle présente des micropores plus larges, gagnant en respirabilité ce qu’elle sacrifie en imperméabilité. Les coutures ne sont pas étanchées : impossible d’en faire une veste totalement imperméable. Résultat : le softshell windstopper résiste parfaitement au vent, protège un minimum de l’eau, mais se montre moins respirant qu’un softshell classique. Pour qui veut un vêtement ultra-respirant, mieux vaut regarder ailleurs. Mais si l’objectif est de bâtir une vraie barrière contre les éléments, le windstopper coche toutes les cases.
Le traitement déperlant d’une veste softshell
Le traitement déperlant, c’est lui qui permet à l’eau de ruisseler sur votre veste. Mais attention, on parle ici de petites pluies. Lors d’une averse soutenue, la protection atteint vite ses limites, même si le tissu serré de la softshell sèche rapidement. Face à une météo capricieuse, la softshell fait le job pour les averses légères, pas plus.
La vraie différence entre deux traitements déperlants, c’est leur durée de vie. En magasin, toutes les softshells font illusion : l’eau perle sans effort. Mais avec le temps, certains traitements s’estompent plus vite que d’autres. Impossible d’avoir une fiche technique exhaustive sur ce point, mais retenez qu’un modèle de marque sérieuse tiendra bien mieux la distance qu’une version bas de gamme.
Le réglage à la taille
La ceinture de la veste, comment la choisir ? Deux options : une bande élastique réglable pour plus de polyvalence, ou une bande non réglable, plus légère et confortable. Le réglage ajustable protège mieux du vent, mais peut gêner avec une ceinture de sac ou un harnais. Si la veste descend suffisamment bas, le système de serrage reste sous le harnais et ne pose pas de souci.
Si vous trouvez une coupe parfaitement ajustée sans réglage et qu’elle bloque bien l’air, vous gagnez en confort et en simplicité.
Le serrage des poignets
Ici, pas de règle absolue : tant que l’air ne passe pas, peu importe le système, velcro ou élastique. Les deux remplissent leur mission.
La coupe
Le meilleur moyen de juger, c’est d’enfiler la veste. Quelques astuces aident à trancher : penchez-vous en avant, si le bas du dos se découvre, la coupe n’est pas idéale pour le froid. Les bons modèles offrent un dos allongé pour préserver cette zone sensible. Fermez la veste jusqu’en haut : le col doit protéger cou et menton, sans serrer ni bailler. Levez les bras : si la veste entrave trop le mouvement, l’ergonomie n’est pas au rendez-vous.
La capuche
Pourquoi une capuche sur un vêtement non imperméable ? Pour le vent, tout simplement. Quand les rafales se lèvent en montagne, protéger les oreilles et le cou n’a rien d’accessoire. Les capuches softshell restent donc minimalistes, légères, faciles à oublier une fois repliées.
Les poches
Selon l’usage, le nombre et l’emplacement des poches changent tout. Pour la randonnée, multiplier les poches s’avère pratique. En alpinisme, au contraire, plus de trois poches deviennent vite superflues. Voici les principaux types de poches, à choisir selon votre activité :
- Poche basse classique : idéale au quotidien, mais peu compatible avec une ceinture de sac ou de harnais.
- Poche haute : pensée pour être accessible même avec un harnais, mais moins confortable à l’usage.
- Poche poitrine : polyvalente, présente sur la majorité des modèles, facile d’accès.
- Poche sur le bras : rare sur les softshells, mais utile pour de petits objets.
- Poche intérieure : légère, mais surtout pratique veste ouverte.
Exemples de vestes selon votre utilisation
Selon l’activité, le choix d’une softshell se fait surtout sur le poids et la capacité à stopper le vent.
Pour le ski, la raquette ou la randonnée hivernale
- La veste à capuche Base Jump Mammut, coupe-vent, doublée d’une polaire fine pour un apport thermique léger.
Pour la randonnée estivale, l’escalade ou le trail running
- Le modèle Psiphon SL d’Arc’teryx : 280 grammes, une poche poitrine, respirabilité et légèreté au rendez-vous.
Pour l’alpinisme par temps froid
- La veste Gamma MX d’Arc’teryx : 576 grammes, quatre poches, traitement déperlant longue durée.

- La R1 Techface Hoody de Patagonia : 176 grammes, chaleur intérieure et isolation extérieure réunies.

Pour un raid de plusieurs jours
- Piège classique : la softshell s’en sort bien, mais il faudra glisser une veste imperméable dans le sac pour faire face à la pluie.
Quelle veste choisir pour mon activité ?
Retrouvez l’ensemble de nos vestes softshell homme et femme sur la boutique en ligne. Si aucune softshell ne colle à votre projet, d’autres alternatives existent : vous pouvez consulter ces guides pour élargir vos options :
- Comment choisir les vestes Gore-Tex
- Choisir une veste imperméable
- Comment choisir une veste polaire
Choisir une softshell, c’est accepter de sortir des sentiers battus. C’est privilégier la polyvalence, la liberté de mouvement, et la respirabilité. La prochaine fois que le vent souffle sur la crête, vous saurez pourquoi vous avez laissé la membrane au placard.




