La simple mention de “looping” a de quoi faire lever un sourcil, surtout quand il s’agit de passer à l’action avec son Bebop 2. Oubliez les figures molles ou les boutons magiques : ici, on parle d’un vrai looping, celui qui fait trembler les doigts sur la radiocommande et qui donne des sueurs froides à la moindre rafale de vent.
Ce week-end, les sessions ne se sont pas arrêtées une minute. Blade 350 QX, 200 QX, Rolling Spider… La boucle était à l’honneur, même si ce dernier fait un peu figure d’exception dans la catégorie, on va être honnête.
Certains modèles proposent un mode “flip” ou “loop” automatique. Un clic, et hop, le drone bascule, sans émotion. C’est le cas de l’Araignée Roulante, qui sait enchainer les cabrioles sur commande. Mais franchement, on perd tout le sel du pilotage. L’automatisme, c’est bien pour la sécurité, pas pour le frisson.
Réaliser des boucles en mode manuel, c’est une autre paire de manches. L’erreur ne pardonne pas, et c’est là que démarre l’adrénaline. On ne triche pas avec la gravité, et chaque mouvement compte.
Avant de foncer tête baissée pour tenter votre premier looping, il y a quelques règles à respecter. Mieux vaut anticiper que ramasser des morceaux de drone dans l’herbe mouillée.
Préparer son looping : les bases qui changent tout
La première clé, c’est la maîtrise du pilotage. Il ne suffit pas de savoir avancer et reculer. Il faut réagir vite, coordonner ses gestes, sentir le moment où tout s’accélère.
Pour réussir un looping, il est indispensable de passer en mode “agilité” ou “expert” selon le modèle que vous pilotez. Ce mode, c’est la porte d’entrée vers les acrobaties, mais il ne laisse aucune place à l’à-peu-près. Si vous n’avez jamais volé dans ce mode, entraînez-vous d’abord, sans chercher à impressionner la galerie.
La sécurité doit primer. Choisissez un espace ouvert, loin des arbres et des obstacles. Un terrain recouvert d’herbe rase fait parfaitement l’affaire : suffisamment souple pour amortir un choc, mais pas trop haute pour ne pas perdre le drone de vue.
Pour limiter la casse, rien ne vaut un simulateur de vol. Cela permet de s’entraîner, de comprendre les réactions de la machine, et d’éviter de transformer son drone en puzzle en dix minutes. Un simulateur, c’est moins spectaculaire, mais vos hélices vous diront merci.
Acceptez dès le départ que le crash fait partie du jeu. Châssis, hélices, carénage, train d’atterrissage : tout peut y passer. L’important, c’est de garder le sourire et d’apprendre de chaque erreur.
Test grandeur nature : looping avec le Blade 350 QX
Pour l’exemple, la zone de vol n’était pas idéale. Pas de grand champ à l’horizon, juste un coin dégagé, mais pas assez pour éviter complètement les risques. Si vous pouvez faire mieux, ne vous en privez pas.
Regardez la vidéo. On y voit tout : le décollage, le looping… et l’atterrissage brutal.
À la fin, le Blade 350 QX finit violemment au sol. Résultat : train d’atterrissage arraché, fuselage fissuré près du moteur. Preuve que l’exercice ne pardonne aucune approximation.
Après le crash : les dégâts en images
Heureusement, j’avais anticipé la casse. La Gopro était prête à tout filmer, et la panne n’a pas stoppé l’envie d’aller plus loin. Petite séance de réparation express au fer à souder, histoire de remettre le drone en état pour de nouveaux essais.
Reprise avec le Blade 350 QX, caméra GoPro embarquée
Une fois le 350 QX rafistolé, la GoPro Hero 3 Black Edition a pris place sous le châssis pour filmer les loopings de l’intérieur. De quoi obtenir des images spectaculaires, et ressentir chaque montée d’adrénaline.
On repart pour une séquence qui ne laisse pas indifférent.
La fin de cette vidéo, elle, ne s’invente pas. Tenter deux loopings consécutifs, c’était ambitieux… et le crash a été à la hauteur de l’audace.
Après le choc : état des lieux
Le deuxième accident a laissé plus de traces. Sur le terrain, les dégâts sautent aux yeux, témoignage de la difficulté de l’exercice.
Changer de drone pourrait-il rendre les bouclages plus accessibles ?
Essai looping avec le Blade 200 QX
Avec le Blade 200 QX, les loopings s’enchaînent avec une facilité déconcertante. L’appareil semble plus tolérant, plus agile, et, surprise, il a résisté à toutes les tentatives sans broncher. Peut-être le fruit de l’expérience accumulée, ou tout simplement la robustesse du 200 QX.
Quelques conseils pour progresser
Pour se faire la main sur les loopings, rien de tel qu’un simulateur de vol. Il permet de s’entraîner sans stress, d’explorer les limites de l’appareil, et de progresser rapidement.
Parmi les outils à tester :
- Le simulateur R/C Phoenix v5, réputé pour sa fidélité et sa prise en main intuitive
Posté par xavdrone (254 messages)
Testeur dans l’âme, je ne peux pas m’empêcher de pousser les machines dans leurs retranchements. Les lignes droites, très peu pour moi : ce qui m’intéresse, c’est de savoir si le drone, ou plutôt les multi-rotors, tient le choc.
Site web : → Le pays des dumulti-rotors
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